Congrès Eucharistique International – Budapest du 13 au 20 septembre 2020

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Cet événement mondial a lieu tous les 4 ans et le prochain Congrès Eucharistique aura lieu à Budapest du 13 au 20 septembre 2020. Les organisateurs ont invité le Pape François pour la messe de clôture.

Un des objectifs de ce congrès est de montrer l’importance de l’Eucharistie dans la vie et la mission de l’Église catholique.

Plusieurs conférences, groupes de discussion, temps de prière, processions et des événements culturels seront proposés aux nombreux pèlerins du monde entier !

« Le temps que vous passez avec Jésus au Saint Sacrement est le meilleur temps que vous puissiez passer sur terre » – disait sainte Teresa de Calcutta.

Et à la question de savoir qu’est-ce-qui sauvera le monde ? Elle répondit : « Il faut que chaque paroisse se tienne au pied de Jésus devant le Saint Sacrement durant des heures d’adoration. »

« L’Eucharistie est source et sommet de toute la vie chrétienne » (Lumen Gentium 11) – comme l’a défini le Concile Vatican II, car l’Église est née au Cénacle.

Les évangiles synoptiques et les lettres de saint Paul ont transmis les paroles du Christ prononcées au cours de son repas d’Adieu :  » la nuit où il fut livré, le Seigneur Jésus prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit : « Ceci est mon corps, livré pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant : « Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang. Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. » Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Co 11, 23-26). Depuis deux mille ans, l’Église a gardé intacte les paroles du Seigneur. Partout où les chrétiens se réunissent pour célébrer la fraction du pain le Christ est au milieu d’eux dans la présence eucharistique.

            L’adoration est un trésor de la foi catholique. Adorer le Saint Sacrement c’est reconnaître la présence réelle du corps et du sang du Christ. C’est se mettre en sa présence et laisser son amour grandir en nous. C’est un cœur à cœur avec le Christ, l’occasion de se laisser regarder par notre Créateur, l’occasion de regarder avec amour Dieu présent dans l’hostie, le regarder comme un jeune homme regarde sa fiancée le jour de son mariage, le regarder comme une mère regarde son nouveau-né.

Á l’initiative d’une femme française, Mlle Marie Emilia Tamisier (née en 1843), le premier Congrès Eucharistique International fut organisé à Lille. Il y a eu un millier de membres et des représentants de dix peuples… Une procession de 4000 hommes le couronne… Le jour de la clôture, un Comité permanent se constitue. L’œuvre est fondée.

En 1938, un Congrès Eucharistique International (CEI) a déjà eu lieu à Budapest. Le thème du Congrès tenait en trois mots : l’Eucharistie lien d’amour !  Le monde était au seuil de la Seconde Guerre Mondiale. Après quatre-vingts ans, le CEI sera de nouveau organisé en Hongrie.

En novembre 2018, recevant les participants du Comité pontifical pour les Congrès eucharistiques internationaux, le pape François a souhaité « une culture eucharistique capable d’inspirer les hommes et les femmes de bonne volonté dans les domaines de la charité, de la solidarité, de la paix, de la famille, du soin de la création ». En vue du prochain Congrès Eucharistique qui se tiendra à Budapest en septembre 2020 « dans une cité moderne et multiculturelle où l’Evangile et les formes d’appartenance religieuse sont devenues marginales », le pape a expliqué que cette “culture eucharistique” était « une façon de penser et d’agir fondée sur le Sacrement mais visible aussi au-delà de l’appartenance ecclésiale ».

« Dans l’Europe malade d’indifférence et traversée par des divisions et des fermetures, a-t-il ajouté, les chrétiens renouvellent avant tout, de dimanche en dimanche, le geste simple et fort de leur foi : ils se rassemblent au nom du Seigneur en se reconnaissant frères. Et le miracle se répète : dans l’écoute de la Parole et dans le geste du Pain rompu, même la plus petite et la plus humble assemblée de croyants devient corps du Seigneur, sur le tabernacle du monde. »

« Les chrétiens servent la cause de l’Evangile, a aussi souligné le pape, en s’intégrant dans les lieux de la faiblesse et de la croix pour partager et guérir. »

La devise du CEI de Budapest est tirée du Psaume 86. « Toutes mes sources viennent de Toi ». Trois années préparatoires précèdent le Congrès avec des thèmes à chaque fois différents : Avec vous ; Pour vous ; Mission. La Croix du Congrès fait son pèlerinage dans des diocèses en Hongrie et dans des diocèses des pays limitrophes habités par des hongrois. Dans les paroisses, les assemblées prient régulièrement la prière de préparation du Congrès.

Le mois dernier à Rome, le Cardinal Erdő a présenté le programme du Congrès Eucharistique de 2020.

D’après les prévisions, le Congrès débutera au nouveau stade Puskás et se terminera par une messe sur la place des Héros.

Les événements du CEI commenceront comme d’habitude une semaine avant le début du Congrès.

Ainsi, à Esztergom, au centre Saint Adalbert, des conférences théologiques seront données.

Il y aura également des œuvres sociales destinées aux nécessiteux. A Budapest et dans plusieurs grandes villes du pays, les pauvres seront attendus pour partager en commun des repas chauds.

Durant la semaine du Congrès, chaque jour et chaque heure portera un thème spécial. Les deux fils conducteurs du Congrès Eucharistique seront les thèmes de la solidarité et l’amitié entre les peuples.

Le CEI n’est pas un événement politique, mais il porte un message pour toute la société.

L’ouverture se fera le 13 septembre au cours d’une messe célébrée au stade Puskas où plusieurs centaines, voire milliers d’enfants recevront la première Communion. Les jeunes enfants des pays limitrophes sont également conviés à cet événement avec leurs parents et les représentants de leurs paroisses. Les aubes des communiants seront confectionnées par des personnes handicapées.

Entre le 14 et 18 septembre, le lieu principal du Congrès sera le terrain de Hungexpo à Budapest. Les journées commenceront par une prière commune, une méditation tenue soit par un évêque, un cardinal hongrois ou étranger. Ensuite les participants écouteront des témoignages de laïcs et d’ecclésiastiques venant d’Ukraine, du Moyen-Orient et même d’Extrême-Orient, sur leur engagement chrétien ou sur la persécution des chrétiens dans leur pays.

Les témoignages seront suivis de catéchèse sur les différents thèmes, articles de la foi. Dans l’après-midi, les discussions continueront en petits groupes.

Au cours des soirées, les participants auront l’occasion de découvrir Budapest ou d’autres lieux emblématiques du pays.

Le 14 septembre, un programme musical sera proposé aux congressistes. Les musiciens tziganes et ceux du patriarcat de Moscou présenteront un spectacle.

Le 15 septembre, l’Eucharistie sera transportée par train à Esztergom où les pauliniens de Czestochowa accueilleront les pèlerins.

Le 16 septembre, une dizaine de paroisses de Budapest organiseront des programmes destinés aux congressistes.

A la basilique Saint Etienne, une célébration selon le rite latin et oriental témoignera du fait qu’en Hongrie les communautés catholiques et orthodoxes vivent ensemble et en paix.

Au Musée des Arts Modernes, une exposition présentera les activités caritatives de l’Église catholique.

Le 17 septembre, les représentants des mouvements catholiques présents en Hongrie animeront une prière commune.

Le 18 septembre, un concert rock attendra les jeunes, puis des temps de prière, des chants, des témoignages seront proposés durant toute la nuit.

Le 19 septembre, au cours des programmes du CEI aura lieu la rencontre mondiale du mouvement Cursillo. Dans l’après-midi, l’Eucharistie est prévue devant le Parlement, sur la place Kossuth où seront exposés la Sainte Couronne et le Saint Dextre.

Après la messe, une procession partira du Parlement jusqu’à la place des Héros.

La messe de clôture sera célébrée le 20 septembre sur la place des Héros, par le légat du Pape, comme en 1938. Le Pape François est invité et jusqu’à maintenant il n’a pas dit non.